Emile Zola
Posté le 21.04.2006 par litterature
Arbre généalogique des Rougon-Macquart
ADÉLAIDE FOUQUE dite Tante Dide : Née à Plassans en 1768, elle se marie en 1786 avec Rougon, jardinier avec qui elle aura un fils, Pierre, en 1787 . Rougon meurt en 1788. Elle prend un amant, Macquart, en 1789 avec qui elle aura deux enfants : un fils, Antoine ( 1789 ) et une fille Ursule ( 1791 ). Adélaïde devient folle et entre à la maison d'aliénés des Tulettes en 1851.
PIERRE ROUGON : Né en 1787. Il se marie en 1810 à Félicité Puech, dont il a cinq enfants - Mélange équilibré - Eugène ( 1811 ), Pascal ( 1813 ), Aristide ( 1815 ), Sidonie ( 1818 ) et Marthe ( 1820 ). Moyenne morale et ressemblance physique du père et de la mère.
ANTOINE MACQUART : Né en 1789. Soldat en 1800, de retour après 1815. Il se marie en 1826 à Joséphine Gavaudan dont il a trois enfants : Lisa ( 1827 ), Gervaise ( 1828 ), Jean ( 1831 ). Joséphine meurt en 1851. - Fusion. - Prédominance morale et ressemblance physique du père. Hérédité de l'ivrognerie de père en fils.
URSULE MACQUART : Née en 1791. Elle épouse en 1810 un chapelier, Mouret, dont elle a trois enfants : François ( 1817 ), Hélène ( 1824 ) et Silvère ( 1834 ). Ursule mourra de phtisie en 1840. - Mélange soudure. - Prédominance morale et ressemblance physique de la mère.
EUGENE ROUGON : Né en 1811, il épouse en 1857 Véronique Beulin-d'Orchères. - Mélange fusion. - Prépondérance morale, ambition de la mère. Ressemblance physique du père. Ministre.
PASCAL ROUGON : Né en 1813. - Innéité. - Aucune ressemblance morale et physique avec les parents. Complètement en dehors de la famille. Médecin.
ARISTIDE ROUGON dit Saccard : Né en 1815, il épouse en 1836 Angèle Sicardot, dont il a deux enfants, et qui meurt en 1854. Il se remarie en 1855 avec Renée Béraud-Duchâtel qui meurt sans enfant en 1867. - Mélange soudure. - Prépondérance morale du père et ressemblance physique de la mère. Ambition de la mère gâtée par les appetits du père.
SIDONIE ROUGON : Née en 1818. - Élection du père. - Ressemblance physique de la mère.
MARTHE ROUGON : Née en 1820, elle épouse son cousin François Mouret en 1840, et meurt en 1864. - Hérédité en retour, sautant une génération. - Ressemblance morale et physique d'Adélaïde Fouque.
MAXIME ROUGON dit Saccard : Né en 1840, a un fils d'une domestique qu'il séduit. - Mélange dissémination. - Prédominance morale du père et ressemblance physique de la mère.
CLOTILDE ROUGON : Née en 1847. - Élection de la mère. - Ressemblance physique de la mère.
CHARLES ROUGON dit Saccard : Né en 1857. - Hérédité en retour, sautant trois générations. - Ressemblance morale et physique d'Adélaïde Fouque. Dernière expression de l'épuisement d'une race.
FRANCOIS MOURET : Né en 1817, il épouse en 1840 sa cousine Marthe Rougon, dont il a trois enfants. - Élection du père. - Ressemblance physique de la mère. Les deux époux se ressemblent.
HELENE MOURET : Née en 1824, elle épouse en 1841 Grandjean, dont elle a une fille, et le perd en 1850.
- Élection du père. - Ressemblance physique du père.
SILVERE MOURET : Né en 1834, meurt en 1851.
- Élection de la mère. - Innéité de la ressemblance physique.
OCTAVE MOURET : Né en 1840. - Élection du père. - Ressemblance physique du père.
SERGE MOURET : Né en 1841. - Mélange dissémination. - Ressemblance morale et physique de la mère plus caractérisée. Cerveau du père troublé par l'influence morbide de la mère. Hérédité d'une névrose se tournant en folie religieuse. Prêtre.
DESIREE MOURET : Née en 1845. - Élection de la mère. - Ressemblance physique de la mère. Hérédité d'une névrose se tournant en imbécilité.
JEANNE GRANDJEAN : Née en 1842. - Hérédité en retour, sautant deux générations. - Ressemblance physique d'Adélaïde Fouque.
LISA MACQUART : Née en 1827, elle épouse Quenu en 1852 et en a une fille l'année suivante. - Élection de la mère. - Ressemblance physique de la mère. Charcutière.
GERVAISE MACQUART : Née en 1828, a deux enfants d'un amant, Lantier, avec lequel elle se sauve à Paris et qui l'abandonne. Elle épouse en 1852 un ouvrier, Coupeau, dont elle a une fille, meurt de misère et d'excès alcooliques en 1869. - Conçue dans l'ivresse. - Représentation de la mère au moment de la conception. - Blanchisseuse.
JEAN MACQUART : Né en 1831. - Élection de la mère. - Ressemblance physique du père soldat.
PAULINE QUENU : Née en 1852. - Mélange équilibré. - Ressemblance de la mère et du père. État d'honnêteté.
CLAUDE LANTIER : Né en 1842. - Mélange fusion. - Prépondérance morale et ressemblance physique de la mère. Hérédité d'une névrose se tournant en génie. Peintre.
ETIENNE LANTIER : Né en 1846. - Élection de la mère. - Ressemblance physique de la mère, puis du père. - Hérédité de l'ivrognerie se tournant en folie homicide. État de crime.
ANNA COUPEAU : Née en 1852. - Mélange soudure. - Prépondérance morale du père, ressemblance physique de la mère. Hérédité de l'ivrognerie se tournant en hystérie. État de vice.
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Posté le 22.04.2006 par litterature
Le directeur et créateur du Bon Marché
Posté le 22.04.2006 par litterature
Modèle du Bonheur
La photo date en fait de 1910 environ.
Posté le 22.04.2006 par litterature
Au Bonheur des Dames est écrit en 1883. Il constitue la suite de Pot-Bouille en quelques sortes car le personnage principal est de nouveau Octave Mouret, le "calicot". En fait, ce roman est surtout constitué autour du personnage de Denise Baudu (qui n'appartient pas à la famille des Rougon-Macquart). Le premier chapitre raconte son arrivée sur le pavé parisien. Dès le début le décor est posé montrant l'opposition entre le petit commerce et les grands magasins. Le roman raconte le triomphe de ces derniers condamnant (de façon un peu exagérée) le petit commerce à la déperdition. Denise Baudu, se fait embaucher au Bonheur tandis que son oncle, en face, ne peut pas lui offrir d'emploi face à la faillite qui le menace dans son petit magasin, Au vieil Elbeuf . Il s'ensuit toutes les péripéties que je ne retrace pas ici pour ne pas gâcher la surprise...Denise est en quelques sortes une retranscription de l'idéal féminin de Zola : raisonnable, douce, tandis que le personnage d'Octave Mouret est lui même une retranscription de tout ce que Zola aurait voulu être.
Ce roman est un roman optimiste, il n'aurait pas dû être écrit à cette époque mais Zola ne se sentait pas capable à cette époque de sa vie, mort de sa mère, d'écrire le roman sur la souffrance (La Joie de Vivre) qui devait se trouver là dans le plan initial.
Le roman est rythmé par de magnifiques descriptions (n'en déplaise à certain) qu'il est bien sûr possible de ne pas lire en entier (mais ne vous en privez pas croyez moi car elles sont magnifiques pour peu qu'on prenne le temps de les lire).
Posté le 22.04.2006 par litterature
Alors nous allons commencer dans les romans, je commencerais par celui que j'ai lu (et relu) en premier: Germinal.
C'est l'histoire de Etienne Lantier (pour plus amples informations je mettrais plus tard la généalogie des Rougon-Maquard), fils de Lantier et Gervaise Maquart...Etienne vient de se faire virer de son emploi d'ouvrier et il erre à la recherche de travail: il arrive dans le Creusot et trouve un emploi dans une mine: le Voreux. Il fait la connaissance des mineurs(maheu et la maheude, Chaval, Catherine), du travail à la mine, et nait à paritr de là une revendication ouvrière dont il se constitue le chef....La grève commence plus où moins soutenue par l'Internationale.
Le roman est le roman des ouvriers, on y voit se développer les idées socialistes et marxistes, la lutte des classes est particulièrement mise en valeur dans les descriptions des milieux bourgeois, propriétaires du capital et des moyens de productions, et les milieux ouvriers abbatus par la famine, la misère.C'est aussi le roman de la mine, Zola est comme toujours abondemmnt documenté sur le milieu et le soucis de la précision est grand. C'est donc, je pense un de se meilleurs roman, qui a eu une répercussion assez importante dans la société, notament dans les milieux militants. (sorti en 1885)
A savoir; des films ont été fait et je n'en ai encore vu aucun : -Germinal (1993 de Claude Berri) avec Renaud...!(wai!)
-Germinal (1962 de Yves Allégret) avec Jean Sorel.
Posté le 21.04.2006 par litterature
1. Le dessein de Zola en écrivant Les Rougon-Macquart ( Texte n°1 )
" Je désire montrer comment une famille, un petit groupe d'êtres se comporte en s'épanouissant pour donner naissance à dix, à vingt individus, qui paraissent, au premier coup d'oeil, profondément dissemblables, mais que l'analyse révèle comme intimement liés les uns aux autres. L'hérédité a ses lois, ainsi que la pesanteur.
Je tâcherai de trouver et de suivre, en résolvant la question double des tempéraments et des milieux, le fil qui conduit mathématiquement d'un homme à un autre homme. Et, quand je tiendrai tous les fils, quand j'aurai entre les mains tout un groupe social, je ferai voir ce groupe à l'oeuvre, je le créerai agissant dans la complexité de ses efforts, j'analyserai à la fois la somme de volonté de chacun de ses membres et la poussée générale de l'ensemble.
Les Rougon-Macquart, le groupe, la famille que je me propose d'étudier, a pour caractéristique les débordements des appétits, le large soulèvement de notre âge qui se rue aux jouissances. Partis du peuple, ils vont au pouvoir, au million, au génie et au crime, à l'héroïsme et à l'infamie. Ils s'irradient dans toutes les classes, ils racontent le Second Empire, depuis le guet-apens du coup d'État.
Cette étude, - étude physiologique et historique, - qui formera plusieurs épisodes, plusieurs volumes, est, en somme, L'Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire. Et le premier épisode, La Fortune des Rougon, doit s'appeler de son titre scientifique : " Les Origines " .
Emile Zola
( Brouillon du texte n°2, antérieur à 1870 )
( Texte n°2 )
" Je veux expliquer comment une famille, un petit groupe d'êtres, se comporte dans une société en s'épanouissant pour donner naissance à dix, à vingt individus qui paraissent, au premier coup d'oeil, profondément dissemblables, mais que l'analyse montre intimement liés les uns aux autres. L'hérédité à ses lois comme la pesanteur.
Je tâcherai de trouver et de suivre, en résolvant la double question des tempéraments et des milieux, le fil qui conduit mathématiquement d'un homme à un autre homme. Et quand je tiendrai tous les fils, quand j'aurai entre les mains tout un groupe social, je ferai voir ce groupe à l'oeuvre comme acteur d'une époque historique, je le créerai agissant dans la complexité de ses efforts, j'analyserai à la fois la somme de volonté de chacun de ses membres et la poussée générale de l'ensemble.
Les Rougon-Macquart, le groupe, la famille que je me propose d'étudier a pour caractéristiques le débordement des appétits, le large soulèvement de notre âge, qui se rue aux jouissances. Physiologiquement, ils sont la lente succession des accidents nerveux et sanguins qui se déclarent dans une race, à la suite d'une première liaison organique, et qui détermine, selon les milieux, chez chacun des individus de cette race, les sentiments, les désirs, les passions, toutes les manifestations humaines, naturelles et instinctives, dont les produits prennent les noms convenus de vertus et de vices. Historiquement, ils partent du peuple, ils s'irradient dans toute la société contemporaine, ils montent à toutes les situations, par cette impulsion essentiellement moderne que reçoivent les basses classes en marche à travers le corps social, et ils racontent ainsi le Second Empire à l'aide de leurs drames individuels, du guet-apens du coup d'État à la trahison de Sedan.
Depuis trois années, je rassemblais les documents de ce grand ouvrage, et le présent volume était même écrit, lorsque la chute des Bonaparte, dont j'avais besoin comme artiste, et que toujours je trouvais fatalement au bout du drame, sans oser l'espérer si prochaine, est venue me donner le dénouement terrible et nécessaire de mon oeuvre. Celle-ci est, dès aujourd'hui, complète; elle s'agite dans un cercle fini; elle devient le tableau d'un règne mort, d'une étrange époque de folie et de honte.
Cette oeuvre, qui formera plusieurs épisodes, est donc, dans ma pensée, l'Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire. Et le premier épisode : La Fortune des Rougon, doit s'appeler de son titre scientifique : Les Origines. "
Emile Zola
Paris, le 1er juillet 1871. ( Préface des Rougon-Macquart )
2. L'arbre généalogique des Rougon-Macquart ( Texte n°3 )
Lettre à M. le Rédacteur en Chef du Bien public
" Mon cher Confrère,
Vous me demandez l'arbre généalogique des Rougon-Macquart, et vous faites valoir avec raison que cet arbre aurait quelque intérêt pour vos lecteurs au moment où vous publiez Une page d'amour, cette oeuvre de demi-teinte. Jusqu'à présent, je n'ai voulu le communiquer à personne, pour ne pas déflorer les romans qu'il me restait à écrire. Mais, aujourd'hui, huit volumes ont paru, je juge l'ouvrage assez avancé, et j'ai en outre d'autres raisons qui me déterminent à vous satisfaire.
On m'a reproché de courir après l'actualité, de profiter du scandale, de jeter dans la circulation, à l'instant précis, les livres qui pouvaient faire tourner la tête aux gens. On m'a reproché d'aller à l'aventure, de n'obéir qu'à un besoin de tapage, de manquer totalement de composition, de charpente générale. J'ai laissé dire. La vérité est que le tableau que je vous envoie a été dressé tel qu'il est en 1868, avant que j'eusse écrit un ligne des Rougon-Macquart; et, d'ailleurs, cela devrait être bien évident pour les personnes qui ont lu le premier roman, La Fortune des Rougon, dans lequel je n'aurais pu poser les origines de la famille, du groupe d'individualités que j'étudiais, sans avoir arrêté nettement la filiation et les âges. Songez que mes personnages s'agitent dans une période de dix-huit ans seulement, et que j'ai voulu mettre face à face quatre générations.
Depuis 1868, je remplis le cadre que je m'étais imposé, l'arbre généalogique en marche pour moi les grandes lignes, sans me permettre d'aller ni à droite ni à gauche. Je dois le suivre strictement, il est en même temps ma force et mon régulateur. Chaque roman arrive à l'époque fixée. Les conclusions finales sont toutes prêtes. J'ajouterai que, dans ma pensée, le tableau ci-joint a été dressé par Pascal Rougon, un médecin membre de la famille, et qu'il sera publié dans le dernier roman, dont ce médecin doit être le personnage central; il l'éclairera alors et le complétera par ses commentaires de savant.
Il serait trop long d'indiquer ici tous les livres de physiologie que j'ai consultés; je citerai seulement l'ouvrage si remarquable du Dr Lucas, L'Hérédité naturelle, où les curieux pourront aller chercher des explications sur le système physiologique qui m'a surtout servi à établir l'arbre généalogique des Rougon-Macquart.
Naturellement, j'ai supprimé de ce tableau tous les renseignements trop précis qui pourraient nuire à l'intérêt des douze romans qui ne sont point encore faits. Mais si des détails manquent volontairement, tous les personnages sont là, avec leurs âges et leurs degrés de parenté. Plus tard, seulement, leur rôle naturel et social sera définitivement indiqué, et les commentaires enlèveront aux mots techniques ce qu'ils ont de barbare. D'ailleurs, les lecteurs peuvent déjà faire une bonne partie de ce travail.
Publiez donc ce travail, mon cher confrère. Je désire une seule chose, c'est qu'une fois pour toutes il démontre que les romans publiés par moi depuis bientôt neuf ans, dépendent d'un vaste ensemble, dont le plan a été arrêté d'un coup et à l'avance, et que l'on doit par conséquent, tout en jugeant cahque roman à part, tenir compte de la place harmonique qu'il occupe dans cet ensemble. On se prononcera ès lors sur mon oeuvre plus justement et plus largement.
Bien cordialement à vous. "
Emile Zola
Posté le 21.04.2006 par litterature
Bonjour à tous bienvenue sur ce blog qui sera destiné tout particulièrement (puisque tel est le but) à la littérature. Livres que j'ai lu et que j'ai aimé (ou moins aimé). Voilà, si vous voulez donner votre avis sur un livre ou des améliorations à apporter à ce blog vos commentaires seront les bienvenus. Car je dois vous avouer que c'est pas évident, évident de faire un blog sur les livres....
Bien, pour commencer sur de bonnes bases nous allons donc commencer par l’homme qui a changé véritablement ma vie, et ils sont bien rares les hommes qui changent la vie…L’homme que rien n’égale dans la littérature et dont l’œuvre entière mérite d’être lue (je m’attelle d’ailleurs joyeusement à cela) : j’ai nommé Zola. Emile Zola….Je vais donc commencer par une petite biographie sommaire que j ‘améliorerai peut-être si besoin est au fil des temps.
Émile Zola, écrivain français (Paris, 2 avril 1840 - Paris, 29 septembre 1902), est considéré comme le chef de file du naturalisme. Il a joué un grand rôle dans la révision du procès d'Alfred Dreyfus.
Biographie
Fils d'un ingénieur italien naturalisé et d'une mère originaire de la Beauce, Émile Zola naît à Paris. La famille s'installe à Aix-en-Provence et connaît, à la mort du père, de graves difficultés financières. Au collège, il est condisciple de Paul Cézanne. Il regagne Paris en 1858. En 1859, Émile Zola échoue par deux fois au baccalauréat.(ça arrive même aux meilleurs d’entre nous) Ne voulant plus être à la charge de sa mère, il abandonne ses études et cherche du travail.
En 1862 il entre à la librairie Hachette comme commis. Vite remarqué, il écrit son premier ouvrage et collabore aux rubriques littéraires de plusieurs journaux. Dès 1866, il a pour amis Édouard Manet, Camille Pissarro et fait la connaissance d'Edmond et Jules de Goncourt. Il conçoit le projet des Rougon-Macquart qu'il terminera en 1893. Il se marie en 1870 avec Alexandrine Mélay, la même année il est engagé comme secrétaire par le député de gauche Alexandre Glais-Bizoin. A partir de 1873, il se lie avec Gustave Flaubert et Alphonse Daudet. Il rencontre Joris-Karl Huysmans, Paul Alexis, Léon Hennique et Guy de Maupassant qui deviendront les fidèles des soirées de Médan, lieu, près de Poissy où il possède une petite maison de campagne, acquise en 1878. Il devient le chef de file des naturalistes. Le volume collectif de ces Soirées paraîtra deux ans plus tard. En 1886, Zola rompt avec Paul Cézanne qui eut peut-être raison de se reconnaître dans le personnage de Claude Lantier, le peintre raté de L'Œuvre. La publication de La Terre soulève la polémique : le « Manifeste des cinq » marque la critique de jeunes écrivains naturalistes. Il prend pour maîtresse Jeanne Rozerot en 1888 avec laquelle il a deux enfants. En 1890, il échoue à l'entrée de l'Académie française.
En 1898, Zola s'engage dans l'Affaire Dreyfus et publie dans L'Aurore son fameux « J'accuse » (Lettre au Président de la République), donnant ainsi une nouvelle dimension au processus de la révision. Un procès en diffamation le condamne à un an d'emprisonnement et il part en exil à Londres. De retour, il publie dans La Vérité en marche ses articles sur l'affaire. Le 29 septembre 1902, il meurt asphyxié mystérieusement, chez lui, sans doute assassiné.(quel est le sinistre individu qui aurait osé faire ça) Alfred Dreyfus est réhabilité en 1906. Il est enterré au cimetière de Montmartre à Paris. Ses cendres sont transférées au Panthéon le 4 juin 1908.
Pour plus d’information : « lisez les livres !!» et surtout L'Œuvre où il a mis beaucoup de lui même.