Posté le 25.04.2006 par litterature
Né de parents pauvres et tuberculeux, à Boston le 19 janvier 1809, Edgar Allan Poe part à 6 ans en Ecosse où il passera sa jeunesse avant de revenir aux États-Unis en 1825. En 1827, il s'engage dans l'armée sous le nom d'Edgar A. Perry, où il obtiendra le plus haut grade possible pour quelqu'un qui n'est pas issu des écoles d'officiers. C'est en 1827 qu'il compose ses premiers poèmes, tels Al Aaraaf. A partir de 1829, il loge chez sa tante, Mrs. Clemm. Jusqu'en 1833, il vit dans un grand dénuement. Puis, ayant obtenu un prix, il gagne de la renommée et collabore à un journal de Richmond.
En 1835, il épouse sa cousine Virginia, alors âgée de treize ans, avec laquelle il s'installera à New York en 1837 ainsi qu'avec Mrs. Clemm. Grand buveur, ses excès alcooliques compromettent ses chances d'une vie matérielle indépendante. En 1846, il s'installe, dans une misère extrême, à Fordham, près de New York. Virginia meurt prématurément en 1849, à 25 ans. Incarcéré pour ivresse peu auparavant, il meurt d'une crise de delirium tremens vers la fin de l'année.
Posté le 21.04.2006 par litterature
Arbre généalogique des Rougon-Macquart
ADÉLAIDE FOUQUE dite Tante Dide : Née à Plassans en 1768, elle se marie en 1786 avec Rougon, jardinier avec qui elle aura un fils, Pierre, en 1787 . Rougon meurt en 1788. Elle prend un amant, Macquart, en 1789 avec qui elle aura deux enfants : un fils, Antoine ( 1789 ) et une fille Ursule ( 1791 ). Adélaïde devient folle et entre à la maison d'aliénés des Tulettes en 1851.
PIERRE ROUGON : Né en 1787. Il se marie en 1810 à Félicité Puech, dont il a cinq enfants - Mélange équilibré - Eugène ( 1811 ), Pascal ( 1813 ), Aristide ( 1815 ), Sidonie ( 1818 ) et Marthe ( 1820 ). Moyenne morale et ressemblance physique du père et de la mère.
ANTOINE MACQUART : Né en 1789. Soldat en 1800, de retour après 1815. Il se marie en 1826 à Joséphine Gavaudan dont il a trois enfants : Lisa ( 1827 ), Gervaise ( 1828 ), Jean ( 1831 ). Joséphine meurt en 1851. - Fusion. - Prédominance morale et ressemblance physique du père. Hérédité de l'ivrognerie de père en fils.
URSULE MACQUART : Née en 1791. Elle épouse en 1810 un chapelier, Mouret, dont elle a trois enfants : François ( 1817 ), Hélène ( 1824 ) et Silvère ( 1834 ). Ursule mourra de phtisie en 1840. - Mélange soudure. - Prédominance morale et ressemblance physique de la mère.
EUGENE ROUGON : Né en 1811, il épouse en 1857 Véronique Beulin-d'Orchères. - Mélange fusion. - Prépondérance morale, ambition de la mère. Ressemblance physique du père. Ministre.
PASCAL ROUGON : Né en 1813. - Innéité. - Aucune ressemblance morale et physique avec les parents. Complètement en dehors de la famille. Médecin.
ARISTIDE ROUGON dit Saccard : Né en 1815, il épouse en 1836 Angèle Sicardot, dont il a deux enfants, et qui meurt en 1854. Il se remarie en 1855 avec Renée Béraud-Duchâtel qui meurt sans enfant en 1867. - Mélange soudure. - Prépondérance morale du père et ressemblance physique de la mère. Ambition de la mère gâtée par les appetits du père.
SIDONIE ROUGON : Née en 1818. - Élection du père. - Ressemblance physique de la mère.
MARTHE ROUGON : Née en 1820, elle épouse son cousin François Mouret en 1840, et meurt en 1864. - Hérédité en retour, sautant une génération. - Ressemblance morale et physique d'Adélaïde Fouque.
MAXIME ROUGON dit Saccard : Né en 1840, a un fils d'une domestique qu'il séduit. - Mélange dissémination. - Prédominance morale du père et ressemblance physique de la mère.
CLOTILDE ROUGON : Née en 1847. - Élection de la mère. - Ressemblance physique de la mère.
CHARLES ROUGON dit Saccard : Né en 1857. - Hérédité en retour, sautant trois générations. - Ressemblance morale et physique d'Adélaïde Fouque. Dernière expression de l'épuisement d'une race.
FRANCOIS MOURET : Né en 1817, il épouse en 1840 sa cousine Marthe Rougon, dont il a trois enfants. - Élection du père. - Ressemblance physique de la mère. Les deux époux se ressemblent.
HELENE MOURET : Née en 1824, elle épouse en 1841 Grandjean, dont elle a une fille, et le perd en 1850.
- Élection du père. - Ressemblance physique du père.
SILVERE MOURET : Né en 1834, meurt en 1851.
- Élection de la mère. - Innéité de la ressemblance physique.
OCTAVE MOURET : Né en 1840. - Élection du père. - Ressemblance physique du père.
SERGE MOURET : Né en 1841. - Mélange dissémination. - Ressemblance morale et physique de la mère plus caractérisée. Cerveau du père troublé par l'influence morbide de la mère. Hérédité d'une névrose se tournant en folie religieuse. Prêtre.
DESIREE MOURET : Née en 1845. - Élection de la mère. - Ressemblance physique de la mère. Hérédité d'une névrose se tournant en imbécilité.
JEANNE GRANDJEAN : Née en 1842. - Hérédité en retour, sautant deux générations. - Ressemblance physique d'Adélaïde Fouque.
LISA MACQUART : Née en 1827, elle épouse Quenu en 1852 et en a une fille l'année suivante. - Élection de la mère. - Ressemblance physique de la mère. Charcutière.
GERVAISE MACQUART : Née en 1828, a deux enfants d'un amant, Lantier, avec lequel elle se sauve à Paris et qui l'abandonne. Elle épouse en 1852 un ouvrier, Coupeau, dont elle a une fille, meurt de misère et d'excès alcooliques en 1869. - Conçue dans l'ivresse. - Représentation de la mère au moment de la conception. - Blanchisseuse.
JEAN MACQUART : Né en 1831. - Élection de la mère. - Ressemblance physique du père soldat.
PAULINE QUENU : Née en 1852. - Mélange équilibré. - Ressemblance de la mère et du père. État d'honnêteté.
CLAUDE LANTIER : Né en 1842. - Mélange fusion. - Prépondérance morale et ressemblance physique de la mère. Hérédité d'une névrose se tournant en génie. Peintre.
ETIENNE LANTIER : Né en 1846. - Élection de la mère. - Ressemblance physique de la mère, puis du père. - Hérédité de l'ivrognerie se tournant en folie homicide. État de crime.
ANNA COUPEAU : Née en 1852. - Mélange soudure. - Prépondérance morale du père, ressemblance physique de la mère. Hérédité de l'ivrognerie se tournant en hystérie. État de vice.
Posté le 23.04.2006 par litterature
Posté le 23.04.2006 par litterature
J’étais celui qui sait seulement être contre
Celui qui sur le noir parie à tout moment
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre.
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre.
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant.
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.
Un bonhomme hagard qui ferme sa fenêtre
Un vieux cabot parlant dans anciennes tournées
L’escamoteur qu’on fait à son tour disparaître
Je vois parfois celui que je n’eus manqué d’être
Si tu n’étais venue changer ma destinée
Et n’avais relevé le cheval couronné (1)
Je te dois tout je ne suis rien que ta poussière
Chaque mot de mon chant c’est de toi qu’il venait
Quand ton pied s’y posa je n’étais qu’une pierre
Ma gloire et ma grandeur seront d’être ton lierre
Le fidèle miroir où tu te reconnais
Je ne suis que ton ombre et a menue monnaie
J'ai tout appris de toi sur les choses humaines.
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon.
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines.
Comme au passant qui chante, on reprend sa chanson.
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens de frisson.
J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne.
Qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet (2) de taverne.
Tu m'as pris par la main, dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux.
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux.
Aragon, Le Roman inachevé, Que serais-je sans toi
Posté le 23.04.2006 par litterature
Le Roman Inachevé date de 1956. (Aragon a alors 59 ans)C'est un recueil de poèmes en vers qui retracent la biographie d'Aragon. Il évoque son enfance, la Pemière Guerre, les années 30 et le début de années 50, le mouvement surréaliste (mné par andré Breton) sa rencontre avec les femmes et notammnet avec Elsa Triolet à qui il consacre plusieurs poèmes. Il se penche aussi sur son engagement politique, le communisme.
Ce recueil est très touchant. Il s'appelle "Roman" car il est une autobiographie pour Aragon et il comporte une part de fiction et "Inachevé" car sa vie n'est alors pas finie.
Les mètres et les types de vers employés sont diver, ce n'est donc pas un exercice de style mais bien le langage de l'auteur qui est retranscrit dans cetr ouvrage dominé par le thème de l'amour.
La structure du Roman
* 1
o "Sur le Pont Neuf j'ai rencontré"
o LA BEAUTÉ DU DIABLE
+ "Jeunes gens le temps est devant vous comme un cheval échappé" (citation)
+ "Ce qu'il m'aura fallu de temps pour tout comprendre" (citation)
o UNE RESPIRATION PROFONDE
+ "Je change ici de mètre pour dissiper en moi l'amertume"
o LE TÉMÉRAIRE
+ "Il ne reste à ma lèvre enfin que cette injure" (citation)
+ "Marguerite Marie et Madeleine" (citation)
+ "Les beaux habits du soir un à un que l'on quitte"
+ "Voilà donc où tu perds malheureux la lumière qui s'achève"
+ "Grande chasse du ciel où courent les nuées"
o CLASSE 17
+ "Je me souviens C'était je crois"
+ "C'était un temps de solitude" (citation)
o PARENTHÈSE 56
+ "Si je cessais de vous raconter cette ancienne histoire éteinte" (citation)
+ "Ah le vers entre mes mains" (citation)
+ "Allez Reprends en main ton coeur"
o LA GUERRE ET CE QUI S'EN SUIVIT
+ "Les ombres se mêlaient et battaient la semelle" (citation)
+ "Dominos d'ossements que les jardiniers trient"
+ "Or nous repassions sur la Vesle"
+ "Il y avait devant la croix fichée en terre une bouteille"
+ "Bierstube Magie allemande" (connue aussi sous le titre "Est-ce ainsi que les hommes vivent") (citation)
+ "Il n'y a jamais eu rien de cela ni des ans qui suivirent"
* 2
o "Comme il a vite entre les doigts passé" (citation)
o LES MOTS M'ONT PRIS PAR LA MAIN
+ "Je demeurai longtemps derrière un Vittel-menthe" (texte) (citation)
+ "Ici commence la grande nuit des mots" (citation)
+ "J'aurais voulu parler de cela sans image" (citation)
o LE MOT "VIE"
+ "J'entends la douce pluie d'été dans les cheveux mouillés" (citation)
+ "Je ne récrirai pas ma vie Elle est devant moi sur la table" (citation)
o LE MOT "AMOUR"
+ "Un soir de Londres"
+ "Je tombe je tombe je tombe"
+ "Un amour qui commence est le pays d'au-delà le miroir" (citation)
+ "Malles Chambres d'hôtel Ainsi font ainsi font font font" (citation)
+ "Les martins-pêcheurs au ciel jaune et rose"
+ "Quand je me retourne en arrière il me semble que ces jours sont"
o LES MOTS QUI NE SONT PAS D'AMOUR
+ "Il est inutile de geindre" (citation)
+ "Mais tout ceci n'est qu'un côté de cette histoire"
+ "Vieux continent de rumeurs Promontoire hanté" (citation)
o LE VASTE MONDE
+ "Où faut-il qu'on aille"
+ "Le long pour l'un pour l'autre est court"
+ "On a beau changer d'horizon"
+ "À chaque gare de poussière les buffles de cuir bouilli"
o INTERMÈDE FRANÇAIS
+ "Le jour de Sacco-Vanzetti"
o ITALIA MEA
+ "Toi dont nos peupliers rêvent dans leur exil"
+ "Il régnait un clair d'anémone"
+ "Ils étaient deux dans les plâtras"
+ "Les dames de Carpaccio lentes et lourdes à ravir" (texte)
o APRÈS L'AMOUR
+ "Je me souviens de cette ville" (texte) (citation)
* 3
o "Je chante pour passer le temps" (citation)
o PARIS VINGT ANS APRÈS
+ "Connaissez-vous ces soirs où le jour faiblissant"
+ "Rappelez-vous ce que de Londres dit Shelley"
o LE VIEIL HOMME
+ "Moi qui n'ai jamais pu me faire à mon visage" (citation)
o L'AMOUR QUI N'EST PAS UN MOT
+ "Mon Dieu jusqu'au dernier moment" (citation)
+ "Tu m'as trouvé comme un caillou que l'on ramasse"
+ "Je traîne après moi trop d'échecs et de mécomptes" (citation)
+ "Ô forcené qui chaque nuit attend l'aube"
+ "Il n'aurait fallu" (citation)
+ "Et la vie a passé le temps d'un éclair au ciel sillonné" (citation)
o CETTE VIE À NOUS
+ "À Guendrikov pereoulok nous étions tous ensemble assis" (citation)
+ "Odessa ville de poussière"
+ "Autrefois tout semblait ne pas nous concerner"
+ "Quoi Comment Où tout ceci"
o LES PAGES LACÉRÉES
+ "Que cette interminable nuit paraît à mon coeur longue et brève" (citation)
+ "Et le roman s'achève de lui-même" (citation)
+ "Oime il bel viso oime il soave sguardo"
+ "Toujours à battre les buissons"
+ "Quand on se réveillait la nuit"
+ "Quand ce fut une chose acquise"
+ "Ô mois d'août quarante-quatre"
o LE PRIX DU PRINTEMPS
+ "Tout le grand ciel de neige se déchire"
o POÉSIES POUR TOUT OUBLIER
+ "Voulez-vous parlons d'autre chose"
+ "Il règne des vues diverses"
+ "C'est un sale métier que de devoir sans fin"
+ "Vous direz ce que vous voudrez"
o STROPHES POUR SE SOUVENIR (connu aussi sous le titre "L'Affiche rouge")
+ "Vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes" (citation)
o LA NUIT DE MOSCOU
+ "Ah dans ses propres pas que marcher est étrange"
+ "Ici j'ai tant rêvé marchant de l'avenir" (citation)
o PROSE DU BONHEUR ET D'ELSA
+ "Sa première pensée appelle son amour" (citation)
+ "Tant que j'aurai le pouvoir de frémir"
o NOTES
[u]
Certains poèmes ont été mis en chansons par Jean Ferrat ainsi que d'aures poèmes du même auteur tirés du "Fou d'Elsa" notament.
Posté le 23.04.2006 par litterature
Voilà une petite note qui va faire plaisir à tout le monde.
Le Roman Inachevé de louis Aragon.
Un bref résumé de sa vie.
1897 Le 3 octobre, naissance de Louis-Marie, fils naturel de Marguerite Toucas et Louis Andrieux, ancien préfet de police.
1914 Premier baccalauréat.
1915 Second baccalauréat.
1916 Commence ses études de médecine qui dureront jusqu’en 1921.
1917 Fait la connaissance d’André Breton. Leur commune admiration pour Mallarmé, Rimbaud, Apollinaire, Jarry et Lautréamont les lie d’amitié.
1918 Départ pour le Front.
1919 Création de la revue Littérature avec André Breton et Philippe Soupault.
1920 Arrivée de Tzara à Paris. Saison dada.
1921 Procès Barrès qui sépara définitivement Tzara et les surréalistes Breton, Eluard, Aragon...
1924 Premier Manifeste du Surréalisme d’André Breton.
1926 Début de sa liaison avec Nancy Cunard.
1927 Adhésion au PCF ainsi qu’Eluard, Breton et Benjamin Péret.
En novembre, destruction du manuscrit de La Défense de l’infini à Madrid en présence de Nancy Cunard.
1928 Rupture avec Nancy Cunard, tentative de suicide lors d’un voyage en Italie.
Le 6 novembre, rencontre avec Elsa Triolet au bar de la Coupole.
Posté le 22.04.2006 par litterature
Le directeur et créateur du Bon Marché
Posté le 22.04.2006 par litterature
Modèle du Bonheur
La photo date en fait de 1910 environ.
Posté le 22.04.2006 par litterature
Au Bonheur des Dames est écrit en 1883. Il constitue la suite de Pot-Bouille en quelques sortes car le personnage principal est de nouveau Octave Mouret, le "calicot". En fait, ce roman est surtout constitué autour du personnage de Denise Baudu (qui n'appartient pas à la famille des Rougon-Macquart). Le premier chapitre raconte son arrivée sur le pavé parisien. Dès le début le décor est posé montrant l'opposition entre le petit commerce et les grands magasins. Le roman raconte le triomphe de ces derniers condamnant (de façon un peu exagérée) le petit commerce à la déperdition. Denise Baudu, se fait embaucher au Bonheur tandis que son oncle, en face, ne peut pas lui offrir d'emploi face à la faillite qui le menace dans son petit magasin, Au vieil Elbeuf . Il s'ensuit toutes les péripéties que je ne retrace pas ici pour ne pas gâcher la surprise...Denise est en quelques sortes une retranscription de l'idéal féminin de Zola : raisonnable, douce, tandis que le personnage d'Octave Mouret est lui même une retranscription de tout ce que Zola aurait voulu être.
Ce roman est un roman optimiste, il n'aurait pas dû être écrit à cette époque mais Zola ne se sentait pas capable à cette époque de sa vie, mort de sa mère, d'écrire le roman sur la souffrance (La Joie de Vivre) qui devait se trouver là dans le plan initial.
Le roman est rythmé par de magnifiques descriptions (n'en déplaise à certain) qu'il est bien sûr possible de ne pas lire en entier (mais ne vous en privez pas croyez moi car elles sont magnifiques pour peu qu'on prenne le temps de les lire).
Posté le 22.04.2006 par litterature
Alors nous allons commencer dans les romans, je commencerais par celui que j'ai lu (et relu) en premier: Germinal.
C'est l'histoire de Etienne Lantier (pour plus amples informations je mettrais plus tard la généalogie des Rougon-Maquard), fils de Lantier et Gervaise Maquart...Etienne vient de se faire virer de son emploi d'ouvrier et il erre à la recherche de travail: il arrive dans le Creusot et trouve un emploi dans une mine: le Voreux. Il fait la connaissance des mineurs(maheu et la maheude, Chaval, Catherine), du travail à la mine, et nait à paritr de là une revendication ouvrière dont il se constitue le chef....La grève commence plus où moins soutenue par l'Internationale.
Le roman est le roman des ouvriers, on y voit se développer les idées socialistes et marxistes, la lutte des classes est particulièrement mise en valeur dans les descriptions des milieux bourgeois, propriétaires du capital et des moyens de productions, et les milieux ouvriers abbatus par la famine, la misère.C'est aussi le roman de la mine, Zola est comme toujours abondemmnt documenté sur le milieu et le soucis de la précision est grand. C'est donc, je pense un de se meilleurs roman, qui a eu une répercussion assez importante dans la société, notament dans les milieux militants. (sorti en 1885)
A savoir; des films ont été fait et je n'en ai encore vu aucun : -Germinal (1993 de Claude Berri) avec Renaud...!(wai!)
-Germinal (1962 de Yves Allégret) avec Jean Sorel.